Faut-il aimer son enfant ? Pourquoi et comment l’aimer ? Où se cache l’instinct maternel, dans quelle partie du corps, dans quel espace du cerveau ? Solo est un recueil de poésie narrative, qui suit une jeune mère confrontée à cette injonction d’aimer son enfant et ses difficultés à élever seule son fils. Dans une poésie puissante, organique, Solo alterne courts poèmes incisifs et d’autres plus longs, en prose plus « sociale ». Après Ceux qui m’aiment, Solo est son deuxième recueil publié chez Tarmac.
Parution prévue le 25 novembre en précommande dès aujourd’hui dans votre librairie ou chez l’éditeur.
peggy m. est une adolescente dont la vie bascule après sa rencontre sur Internet d’une autre peggy m. morte vingt ans plus tôt.
Inspiré d’un fait divers, il y est question d’identité, d’enfance perdue, de peur, de joie et de malheur, de jeunes filles qui croisent le méchant loup du conte, de monstres, de fantôme, … sur fond d’addiction aux écrans.
Je serai ce mardi 24 février à la Mine d’art à Dieulefit dans la Drôme pour une nouvelle session (la première me concernant) des Mêlées poétiques. La scène ouverte est prévue à 20h00. Au plaisir de vous y croiser !
surgit aussi dans l’angle de l’éclairage de la rue à vif comme pelée par l’ombre, l’aveuglement trop blanc surprend dès qu’on emprunte l’avenue large qui semble sans fin jusqu’à la bifurcation, le pont hérissé d’aboiements, le chien jaune et le noir aux yeux dorés, sans dévier le tracé jusque dans les branchages, la sauvagerie faite bois et feuilles qui frôlent les visages en retombées alors on slalome dans le venteux et le pluvieux même parfois, un jalon puis l’autre dans la pierraille on avance et on atteint presque au but, la croisée des chemins, la triple ouverture vers les champs à perte de vue à l’endroit précis où trois cours d’eau se rejoignent dans la multitude crépitante et les bourdonnements, les élancements ligneux et les hautes herbes, leur balancement dans le mistral qui souffle à l’oreille la rudesse des plaines et les froidure des ruisseaux, que faire d’autre sinon resserrer l’écharpe autour des jours et du nez qu’on sait rougis, les épaules arrondies, les pieds crochètent le sol dans de grosses chaussures de randonnée qui pourtant laissent passer l’air glacé, mais avancer quand même pour la respiration et pour l’émerveillement qu’on imagine au fond d’un fossé ou dans les hauteurs d’un arbre, sinon dans le ciel nuées d’oiseaux qu’on dit murmurations, leur retour piaillant dans les nuages qui font vibrer une impression de printemps et qui plus loin se poseront dans les buissons épineux de garrigue, dans des bosquets d’olivier, alors j’avance, je continue d’avancer avec la perception vivace et invisible que quelque chose est là, qui attend son heure, qui survit à l’hiver, qui demande à émerger dans le jaillissement prochain des bourgeons, des premières fleurs d’amandier quand déjà le mimosa ses premiers ors, son embardée d’embellie, quand déjà les violettes ont percé partout les talus hauts, les bordures des chemins et les sous-bois, quand déjà je me penche sur elles, défroissées-fraîches couvertes de gouttelette d’eau d’après l’averse, je vois rien de renfrogné dans leur port de tête à ras de terre, frottées et glaiseuses dans les remugles d’humus et les remontées des nappes, leurs débords pollués, leur vomissure, l’instant de crue maigre qui séchera dans l’instant au retour du soleil qu’on voit déjà poindre, un soupir juste là
La revue Lichen a 10 ans ! Dans ce numéro spécial anniversaire, un beau sommaireauquel j’ai le plaisir de me joindre avec un petit grain « végétal » et le poème Lichen to lick. Bon anniversaire à la revue et bravo à Nadège Cheref et Elisée Bec, l’actuelle et l’ancien responsable de la revue.
Un clin d’œil à Julie, l’animatrice de l’émission Poésie in, ze city sur Radio Galère et à l’occasion d’une nouvelle scène ouverte à la Grande Librairie Internationale de Marseille ce soir : voici un poème de Barbara Köhler lu en allemand, tiré du recueil Deutsches Roulette (trad Roulette allemande, L’Extrême contemporain).
Rêche ridée grevée de taches comme grêlée boursouflée la peau plisse sur le dessus de la main parcheminée on pourrait lire l’âge et l’histoire dans les sillons celle d’une terre retournée à mains nues on pourrait compter les années de labeur dans ses doigts gourds tordus grinçants aux ongles noircis ayant crocheté tout l’été par habitude phalanges jouant des coudes pour déjouer la vieillesse qui déjà et depuis longtemps s’incruste jusqu’au préhenseur qui peine à prendre ses désirs pour des réalités non consumées d’arthrose jusqu’à l’auriculaire menacé de surdité la main craque de tous ses os
Des scènes slam & poésie se relancent à Avignon, la première a lieu ce soir à 20h30 au théâtre des vents (63 rue Guillaume Puy – PAF 10 euros), je lirai des extraits de Solo aux éditions Tarmac. Pour la seconde, trois prochaines dates sont fixées au théâtre de l’Isle (18 place des Trois pilats – prix libre), j’y serai le 8 février. Je vous donne rendez-vous pour ces deux prochaines lectures, avant d’autres probablement à Avignon, Dieulefit (en Drôme) et Marseille. A bientôt !
Pour le premier, je lirai un extrait des Insignifiantes, le texte que j’écris actuellement dans le cadre du Master de création littéraire écopoétique d’Aix-Marseille. Il y aura des noms de plantes en patois, de différentes régions de France et en provençal, pour faire écho à la thématique choisie pour cette soirée à la BU d’Avignon : Jargon, patois et autres parlers populaires.