Quand je suis tombée sur l’appel à texte de Ratures et brouillons sur le thème de Marseille, lieux, souvenirs ou histoire de la ville, j’ai pensé à plusieurs sites emblématiques bien sûr mais j’ai tout de suite eu envie d’évoquer l’escalier Saint-Charles, celui de la gare terminus du même nom, indissociable pour moi d’un poète marseillais, Julien Blaine, auquel il est donc lié dans ce texte. On peut lire ou télécharger le fanzine ici. Ratures et brouillon est une petite association qu’on peut également soutenir.
Installée jeudi, l’exposition Les Insignifiantes s’est ouverte le vendredi 25 et son vernissage (précédé d’un atelier d’écriture sur nos attachements au vivant) s’est tenu samedi en présence de Monsieur Chevallier, élu en charge du Patrimoine et archéologie, de la Médiathèque, des Expositions et des Archives de la ville de Vaison, et de la journaliste du Dauphiné Libéré, Lucile Perrin Ravier, qui a annoncé l’événement. J’ai lu quelques extraits du texte Les Insignifiantes et nous avons goûté les pistous de roquette sauvage et d’orties que j’avais préparés. Le moment (et globalement la journée) a été riche en rencontres et en échanges autour des plantes.
Voici quelques photographies de l’exposition, qui regroupe des portraits en noir et blanc, des mises en relations avec un être humain, des créations hybrides qui mêle photographie et art graphique (gravure, gouache), ainsi qu’un photogramme (un clin d’œil au bicentenaire de la photographie, comme les quelques anthotypes montrés durant la journée de samedi). Enfin, dans un autre espace de la salle d’exposition, quelques photographies en couleur autour du coquelicot et d’un patchwork de photos.
La série photographique Les Insignifiantes s’étoffe peu à peu de nouveaux portraits de plantes et d’explorations graphiques, d’anthotypes, d’impressions sur papier et textile. Deux expositions sont prévues au second semestre 2026.
La première de la saison aura lieu du vendredi 25 septembre au mardi 6 octobre 2026 à la Ferme des Arts / Médiathèque de Vaison-La-Romaine.
Le vernissage est prévu le samedi 26 septembre 2026 à 11h00, avec une projection vidéo du film Les Insignifiantes (montage photo&vidéo, son&musique, extraits de la version textuelle des Insignifiantes écrite lors du Master de création littéraire écopoétique d’Aix-Marseille).
A cette occasion, je proposerai un atelier d’écriture le 26 septembre 2026 à 10h00 (gratuit sur réservation, 10 personnes max : perlevallens@gmail.com – 06 63 19 59 62)
NB voici les horaires d’ouverture de la médiathèque : Lundi : 10h-12h Mardi : 10h-12h | 14h-18h Mercredi : 10h-12h | 14h-17h Jeudi : fermé Vendredi : 14h-18h Samedi : 10h-12h | 14h-17h
Si vous êtes dans la région, n’hésitez pas à venir, vous êtes les bienvenu-es !
Sur proposition de Françoise Breton du très beau thème « veillées » pour la revue Les villes en voix, voici une image et un poème. Pour accéder à tous les textes d’autrices et auteurs ayant participé, cliquez ici. Bonne lecture !
La revue Miroir accueille un texte très filmique inspiré de Tarkovsky, sur une proposition d’écriture de Laura Vazquez. Merci à Benjamin Milazzo pour cette sélection de l’Enfant, à lire ici.
Les Haleurs est une revue « d’éco-poésie » créée par David Dielen, pas loin de la géopoétique de Kenneth White et l’écopoétique au cœur de mon travail actuel (et du Master de création littéraire qui touche à sa fin). Le thème de ce numéro 3 est Ailes et l’on peut se le procurer sur le site de la revue ou en commande auprès de sa librairie. Le poème que j’ai le plaisir d’y voir publié (aux côtés de la talentueuse et généreuse Milène Tournier) s’intitule Stridulation.
Voilà que ça me reprend. C’est depuis la magnitude 5 du Teil. plusieurs fois depuis. Le sol de la clinique, ça fait pareil, ça remue sous mes pieds. Je reste assis, mains bien à plat pour vérifier la stabilité, ça tangue alors j’agrippe. Ça bouge aussi à l’intérieur, ça flotte vague les organes, ça remonte par la bouche. Qu’est-ce qui vibre comme ça, qu’est-ce qui grouille dans mes entrailles (…)
Clinique Gaïa est un projet littéraire collectif mené durant ce printemps en Master de création littéraire écopoétique d’Aix-Marseille (M2). Sur proposition de Jean-Christophe Cavallin et en compagnie de Charlotte Bonnefon et Boris Leroy, nous avons exploré les ressorts de l’éco-anxieté et des modalités de soin de la médecine narrative. Sur cette base nous avons créé des fictions dont des extraits ont été mis en son pour une projet de création radiophonique menée par Jeanne Lacaillepour Fréquence Luz en direct du Festival Le Murmure du Monde il y a quelques semaines. Certains d’entre nous qui ne pouvions être sur place avons envoyé un audio diffusé in situ. L’enregistrement dans son ensemble est rediffusé désormais sur le site de la radio. Je vous en souhaite bonne écoute.
Voici le résumé de l’émission : Vous éprouvez une forme d’angoisse liée aux dégradations écologiques en cours ? Spécialisée dans le traitement des pathologies éco-anxieuses, la clinique Gaïa applique la cure du récit. Raconter et se raconter permet de mettre en forme l’expérience et de transformer la souffrance en pouvoir d’agir. La clinique se trouve face à une impasse : pourquoi soigner des patients dont le mal est d’être lucides sur l’état du monde ? Le récit – autrement dit, la littérature – permet-il de nous rendre plus lucides et d’agir, ou bien est-il un moyen redoutable de déplacer le symptôme et de maintenir une anesthésie collective ? L’émission se propose d’explorer ces questions à partir des récits des patient·es de la clinique et de débats entre spécialistes invité·es pour l’occasion.
Et le minutage du podcast : 00’00 : Introduction Jeanne Lacaille. 02’31 : Interview Jean-Christophe Cavallin & Charlotte Bonnefon présentent Clinique Gaïa. 13’28 : Lecture Maïrak « Chambre 307 ». 14’56 : Lecture Pauline Baumont. 19’00 : Musique « Planète Terre, quel succès » par le trio Alice (Album Château Faibles). 21’28 : Interview Aurélien Barrau & Laurence Marty. 36’21 : Cure du récit : Matt Mahlen « Je m’appelle Mimoune… ». 39’30 : Cure du récit : Perle Vallens « Magnitude 5 ». 42’12 : Musique: « La Loba » – La chica. 44’26 : Interview Laurence Marty. 50’22 : Interview Jean-Christophe Cavallin à propos de l’importance des rituels. 52’56 : Un rituel maison d’après Joanna Macy, protocole Gaïa remixé par Boris Leroy, maison guidé par Richard Gaitet. 57’56 : Lecture par Gabriel de Richaud du texte « Lourde ». Suivi de Golem. 1°01’34 : Musique « Brin d’herbe » – Brigitte Fontaine. 1°02’48 : Conclusion Jeanne Lacaille.
« Clinique Gaïa » a été diffusée en direct du festival Le murmure du mondesur les ondes de Fréquence luz le vendredi 12 juin 2026.
Comme l’année dernière, j’ai participé en tant qu’étudiante au concours organisé par Aix-Marseille Université-AMU et le festival Oh les beaux jours. Comme l’année dernière mon texte figure parmi les dix finalistes et c’est comme l’année dernière une agréable surprise. Ce qui change cette année c’est de bénéficier d’un retour sur l’écriture, de la part du jury présidé par Laurine Roux sur Chevale :
« Texte tout à fait dans le thème, bien traité et riche, descriptions très imagées et bonne transcription des émotions. » et ceux de la présidente du jury lors de la cérémonie : Chevale Un texte rythmé, rythmique, avec de courts paragraphes qui galopent, des sens qui scrutent par le nez, les pieds, les yeux, c’est physique, et entre le je et le tu, dont on ignore qui ils sont, une tension, du désir. J’ai beaucoup aimé cette grammaire du corps, du muscle, qui n’est pas performance mais ardeur. On pourrait croire à de la poésie en prose, notamment avec l’utilisation des trois slashs typographiques qui séparent les paragraphes. J’y ai vu des haies, des sauts de haie, et j’ai aimé m’élancer dans cette nouvelle qui s’affranchit de tout cadre, comme un cheval sauvage n’a que faire des obstacles.
Merci donc à Laurine Roux et à l’ensemble du jury.