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Retour sur Clinique Gaïa, création littéraire et radiophonique avec le Master de création littéraire écopoétique d’Aix-Marseille

Voilà que ça me reprend. C’est depuis la magnitude 5 du Teil. plusieurs fois depuis. Le sol de la clinique, ça fait pareil, ça remue sous mes pieds. Je reste assis, mains bien à plat pour vérifier la stabilité, ça tangue alors j’agrippe. Ça bouge aussi à l’intérieur, ça flotte vague les organes, ça remonte par la bouche. Qu’est-ce qui vibre comme ça, qu’est-ce qui grouille dans mes entrailles (…)

Clinique Gaïa est un projet littéraire collectif mené durant ce printemps en Master de création littéraire écopoétique d’Aix-Marseille (M2). Sur proposition de Jean-Christophe Cavallin et en compagnie de Charlotte Bonnefon et Boris Leroy, nous avons exploré les ressorts de l’éco-anxieté et des modalités de soin de la médecine narrative. Sur cette base nous avons créé des fictions dont des extraits ont été mis en son pour une projet de création radiophonique menée par Jeanne Lacaille pour Fréquence Luz en direct du Festival Le Murmure du Monde il y a quelques semaines. Certains d’entre nous qui ne pouvions être sur place avons envoyé un audio diffusé in situ. L’enregistrement dans son ensemble est rediffusé désormais sur le site de la radio. Je vous en souhaite bonne écoute.

Voici le résumé de l’émission :
Vous éprouvez une forme d’angoisse liée aux dégradations écologiques en cours ? Spécialisée dans le traitement des pathologies éco-anxieuses, la clinique Gaïa applique la cure du récit. Raconter et se raconter permet de mettre en forme l’expérience et de transformer la souffrance en pouvoir d’agir. La clinique se trouve face à une impasse : pourquoi soigner des patients dont le mal est d’être lucides sur l’état du monde ? Le récit – autrement dit, la littérature – permet-il de nous rendre plus lucides et d’agir, ou bien est-il un moyen redoutable de déplacer le symptôme et de maintenir une anesthésie collective ? L’émission se propose d’explorer ces questions à partir des récits des patient·es de la clinique et de débats entre spécialistes invité·es pour l’occasion.

Et le minutage du podcast :
00’00 : Introduction Jeanne Lacaille.
02’31 : Interview Jean-Christophe Cavallin & Charlotte Bonnefon présentent Clinique Gaïa.
13’28 : Lecture Maïrak « Chambre 307 ».
14’56 : Lecture Pauline Baumont.
19’00 : Musique « Planète Terre, quel succès » par le trio Alice (Album Château Faibles).
21’28 : Interview Aurélien Barrau & Laurence Marty.
36’21 : Cure du récit : Matt Mahlen « Je m’appelle Mimoune… ».
39’30 : Cure du récit : Perle Vallens « Magnitude 5 ».
42’12 : Musique: « La Loba » – La chica.
44’26 : Interview Laurence Marty.
50’22 : Interview Jean-Christophe Cavallin à propos de l’importance des rituels.
52’56 : Un rituel maison d’après Joanna Macy, protocole Gaïa remixé par Boris Leroy, maison guidé par Richard Gaitet.
57’56 : Lecture par Gabriel de Richaud du texte « Lourde ». Suivi de Golem.
1°01’34 : Musique « Brin d’herbe » – Brigitte Fontaine.
1°02’48 : Conclusion Jeanne Lacaille.

« Clinique Gaïa » a été diffusée en direct du festival Le murmure du monde sur les ondes de Fréquence luz le vendredi 12 juin 2026.


A noter, il existe un site dédié, Clinique Gaïa, Hôtel Panique mais il n’est pas actif pour le moment.

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Chevale, finaliste du Prix Fouchet – « L’animal en nous »

Comme l’année dernière, j’ai participé en tant qu’étudiante au concours organisé par Aix-Marseille Université-AMU et le festival Oh les beaux jours. Comme l’année dernière mon texte figure parmi les dix finalistes et c’est comme l’année dernière une agréable surprise.
Ce qui change cette année c’est de bénéficier d’un retour sur l’écriture, de la part du jury présidé par Laurine Roux sur Chevale :

« Texte tout à fait dans le thème, bien traité et riche, descriptions très imagées et bonne transcription des émotions. »
et ceux de la présidente du jury lors de la cérémonie :
Chevale
Un texte rythmé, rythmique, avec de courts paragraphes qui galopent, des sens qui scrutent par le nez, les pieds, les yeux, c’est physique, et entre le je et le tu, dont on ignore qui ils sont, une tension, du désir. J’ai beaucoup aimé cette grammaire du corps, du muscle, qui n’est pas performance mais ardeur. On pourrait croire à de la poésie en prose, notamment avec l’utilisation des trois slashs typographiques qui séparent les paragraphes. J’y ai vu des haies, des sauts de haie, et j’ai aimé m’élancer dans cette nouvelle qui s’affranchit de tout cadre, comme un cheval sauvage n’a que faire des obstacles.

Merci donc à Laurine Roux et à l’ensemble du jury.