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Stridulation, un poème dans la revue Les Haleurs

Les Haleurs est une revue « d’éco-poésie » créée par David Dielen, pas loin de la géopoétique de Kenneth White et l’écopoétique au cœur de mon travail actuel (et du Master de création littéraire qui touche à sa fin). Le thème de ce numéro 3 est Ailes et l’on peut se le procurer sur le site de la revue ou en commande auprès de sa librairie.
Le poème que j’ai le plaisir d’y voir publié (aux côtés de la talentueuse et généreuse Milène Tournier) s’intitule Stridulation.

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Retour sur Clinique Gaïa, création littéraire et radiophonique avec le Master de création littéraire écopoétique d’Aix-Marseille

Voilà que ça me reprend. C’est depuis la magnitude 5 du Teil. plusieurs fois depuis. Le sol de la clinique, ça fait pareil, ça remue sous mes pieds. Je reste assis, mains bien à plat pour vérifier la stabilité, ça tangue alors j’agrippe. Ça bouge aussi à l’intérieur, ça flotte vague les organes, ça remonte par la bouche. Qu’est-ce qui vibre comme ça, qu’est-ce qui grouille dans mes entrailles (…)

Clinique Gaïa est un projet littéraire collectif mené durant ce printemps en Master de création littéraire écopoétique d’Aix-Marseille (M2). Sur proposition de Jean-Christophe Cavallin et en compagnie de Charlotte Bonnefon et Boris Leroy, nous avons exploré les ressorts de l’éco-anxieté et des modalités de soin de la médecine narrative. Sur cette base nous avons créé des fictions dont des extraits ont été mis en son pour une projet de création radiophonique menée par Jeanne Lacaille pour Fréquence Luz en direct du Festival Le Murmure du Monde il y a quelques semaines. Certains d’entre nous qui ne pouvions être sur place avons envoyé un audio diffusé in situ. L’enregistrement dans son ensemble est rediffusé désormais sur le site de la radio. Je vous en souhaite bonne écoute.

Voici le résumé de l’émission :
Vous éprouvez une forme d’angoisse liée aux dégradations écologiques en cours ? Spécialisée dans le traitement des pathologies éco-anxieuses, la clinique Gaïa applique la cure du récit. Raconter et se raconter permet de mettre en forme l’expérience et de transformer la souffrance en pouvoir d’agir. La clinique se trouve face à une impasse : pourquoi soigner des patients dont le mal est d’être lucides sur l’état du monde ? Le récit – autrement dit, la littérature – permet-il de nous rendre plus lucides et d’agir, ou bien est-il un moyen redoutable de déplacer le symptôme et de maintenir une anesthésie collective ? L’émission se propose d’explorer ces questions à partir des récits des patient·es de la clinique et de débats entre spécialistes invité·es pour l’occasion.

Et le minutage du podcast :
00’00 : Introduction Jeanne Lacaille.
02’31 : Interview Jean-Christophe Cavallin & Charlotte Bonnefon présentent Clinique Gaïa.
13’28 : Lecture Maïrak « Chambre 307 ».
14’56 : Lecture Pauline Baumont.
19’00 : Musique « Planète Terre, quel succès » par le trio Alice (Album Château Faibles).
21’28 : Interview Aurélien Barrau & Laurence Marty.
36’21 : Cure du récit : Matt Mahlen « Je m’appelle Mimoune… ».
39’30 : Cure du récit : Perle Vallens « Magnitude 5 ».
42’12 : Musique: « La Loba » – La chica.
44’26 : Interview Laurence Marty.
50’22 : Interview Jean-Christophe Cavallin à propos de l’importance des rituels.
52’56 : Un rituel maison d’après Joanna Macy, protocole Gaïa remixé par Boris Leroy, maison guidé par Richard Gaitet.
57’56 : Lecture par Gabriel de Richaud du texte « Lourde ». Suivi de Golem.
1°01’34 : Musique « Brin d’herbe » – Brigitte Fontaine.
1°02’48 : Conclusion Jeanne Lacaille.

« Clinique Gaïa » a été diffusée en direct du festival Le murmure du monde sur les ondes de Fréquence luz le vendredi 12 juin 2026.


A noter, il existe un site dédié, Clinique Gaïa, Hôtel Panique mais il n’est pas actif pour le moment.

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Promenade géo-littéraire le 7 juin en forêt (Piolenc, Vaucluse)

Je propose une promenade géo-littéraire, composée de moments d’attentions, de lecture, d’écriture et d’échanges, elle aura lieu le dimanche 7 juin de 14h00 à 18h00 à Piolenc (report 14 juin en cas d’intempéries).

Ce que la forêt nous fait, ce que nous faisons à la forêt
promenade littéraire dans le massif d’Uchaux

En juillet 2022, un incendie ravage la partie sud du Massif forestier d’Uchaux sur 26 haà Piolenc (Vaucluse). Depuis, la forêt s’est reconstituée. Nous la traverserons comme un espace vivant, fragile et résilient à la fois. Fragile car les feux de forêt anéantissent des écosystèmes entiers, résilient car nombre d’organismes survivent, se reconstituent, se ressèment.

Cette promenade littéraire est une découverte alternative, sensible, de la forêt du massif d’Uchaux, sur le territoire de Piolenc, pour mieux appréhender toute l’étendue de la biodiversité que nous souhaitons préserver.

Le parcours proposé se compose de cinq étapes pour appréhender la forêt de façons diverses et sous de multiples aspects, en multipliant nos regards, guidés à chaque fois par la lecture de textes.

La forêt en cinq étapes :
Étape 1 – La forêt des contes
Étape 2 & 2 bis  – La forêt, univers multisensoriel
Étape 3  – La forêt en résonance intérieure
Étape 4 – La forêt : tout un écosystème
Étape 5 – La forêt, un espace abîmé

44°11’06.1″N 4°45’31.1″E c’est le point de rendez-vous, le chemin des sables, au croisement du chemin du Muraie, à Piolenc (Vaucluse). C’est ici que nous ferons connaissance avant de renouer avec un écosystème qui a survécu. Nous entrerons ici dans la forêt. Le trajet dessine une boucle dans la forêt et nous en ressortirons par la Montée des Béziers.
NB parking conseillé à l’école de la Rocantine (possibilité de se garer également devant la dernière habitation de la Montée des Béziers).

Informations pratiques
La promenade s’adresse à tout public (à partir de 10 ans), pouvant marcher en forêt sur sentier parfois accidenté, avec faible dénivelé (hormis sur 25/30 m). Prévoir gourde d’eau, cahier et stylo (ou bloc notes du téléphone), un livre-compagnon si vous le souhaitez.
Durée approximative 4 heures – groupe de 10 à 12 personnes – sur réservation (reporté en cas d’intempérie)
Tarifs adulte : 25 euros / étudiant et -26 ans : 15 euros / famille (1 adulte 1 enfant) : 30 euros

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Extraits des Insignifiantes dans margelles n°25

Ceux qui me connaissent un peu, qui lisent ce blog ou me suivent sur les réseaux sociaux savent que Les Insignifiantes sont à la fois une série photographique et un texte, qui s’écrit actuellement au sein du Master de création littéraire écopoétique d’Aix-Marseille. Les deux concernent les « mauvaises herbes ». J’en distille parfois en lecture et performance comme au Cafoutch poétique à Marseille où la lecture performée s’accompagnait de musique, son, montage photo & vidéo. L’exposition voyage depuis quelques temps dans le Vaucluse, fin 2024 à la librairie Orange bleue (Orange), toute l’année 2025 au Naturoptère (Sérignan-du-Comtat), et en avril-mai 2026 à la librairie de Malaucène où elle est en ce moment visible, donc.

Elle se glisse plus rarement en revue mais c’est le cas ce printemps dans le nouveau numéro de la belle revue margelles des éditions Bruno Guattari, disponible en version numérique et papier. Y figurent des extraits du texte en cours d’écriture et plusieurs photographies noir et blanc de la série.

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Exposition Les Insignifiantes à la librairie de Malaucène

L’exposition Les Insignifiantes voyage et se pose du 2 avril au 30 mai 2026 à la librairie de Malaucène (Vaucluse, au pied du Ventoux). J’y donnerai lecture du volet textuel qui s’écrit durant le Master de création littéraire écopoétique, lors du vernissage ce jeudi 2 avril à 18h00 (je présenterai aussi le dernier recueil de poésie paru aux éditions Tarmac, Solo). Venez, vous êtes les bienvenu.es !

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11 mars : Cafoutch poétique, scène marseillaise

Cafoutch en marseillais, évoque une petite pièce mal rangée, un débarras où c’est un peu le bazard, le oaï, donc pour utiliser un autre mot marseillais. Cafoutch poétique, c’est donc aussi une nouvelle scène marseillaise créée par Louise Massis et Mehdi Prévot, qui offre un moment de lecture/performance à des autrices et auteurs invitées, et qui est suivi d’une scène ouverte.

Le 11 mars ce sera la seconde soirée du Cafoutch poétique et j’ai la grande joie d’y participer avec une lecture performée, musicale sur le thème des Insignifiantes. Rendez-vous donc à la Cômerie le mercredi 11 mars de 19h00 à 22h00, sur réservation, qui peut s’effectuer sur helloasso (entrée : 6 euros).

La scène sera précédée d’un atelier d’écriture gratuit de 17h00 à 18h30 (inscription : cafoutchpoetique@gmail.com) sur le thème liberté, force vive déployée, Printemps des poètes oblige. Les textes écrits en atelier pourront être lus durant la scène ouverte.

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Retour de sève dans Vert Combat (revue Hélas)

Le troisième numéro de Vert Combat, une collection de la revue Hélas, qui se veut l’écho poétique du changement global et de ses angoisses. C’est aussi une ode à la Terre et l’espoir d’un monde nouveau. Le numéro est téléchargeable ici. Ce numéro, dédié à la mémoire de Carole Bijou, présente des textes, des photographies, des dessins signés de nombreux autrices et auteurs. Il accueille également Retour de Sève :

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Sur le béton

Là, il y la graine tombée sur le béton
la graine est quelque chose de vivant sur le béton mort
Quelque chose de frêle trouve son chemin, s’ancre, s’implante
Quelque chose cherche sa nourriture dans le béton, creuse profond, s’épuise
Quelque chose a des racines qui se sont glissées dessous
Là, a trouvé une couche sous une couche sous une couche
loin sous le béton mort pour trouver substrat de vie
loin sous le béton mort toute une étendue de terre cachée
et loin au-dessus, le ciel, le soleil, de quoi pousser
Là, a jailli d’un seul coup sur la nappe de béton
Là, le gris est devenu vert

Perle Vallens

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Exposition foehn au centre Wangari à Paris

Depuis septembre a lieu une exposition poétique et graphique organisée par le collectif de la micro revue écopoétique foehn au centre Wangari à Paris (porte de Montreuil). Il y a eu un vernissage, des lectures auxquelles je n’ai pu participer mais lors de mon séjour récent pour le salon de la revue, je suis allée me perdre dans cette « forêt » de poèmes, les lire et c’était beau. L’exposition dure jusqu’à la fin du mois, il y aura alors aussi un finissage (je n’y serai pas non plus). Voici un retour en images :

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Exposition d’un poème avec le collectif foehn au centre Wangari à Paris

Dans le cadre de l’exposition « Sous les pavés les arbres » organisé par le collectif foehn, j’aurais le plaisir d’exposer un poème, visible durant la durée de l’exposition du 12 septembre au 31 octobre 2025 au centre Wangari à Paris. Le 12 septembre, durant le vernissage, quelques textes seront lus (je ne pourrai malheureusement pas y être).

Fœhn est un collectif d’écopoésie fondé en 2024 par les poètes.ses Dorsène (Vroum), Florian Bardou (Lunatique), Selim-a Atallah Chettaoui (10 pages au carré, La contre allée) et l’artiste visuelle Zohra Mrad. Leurs activités se déclinent sous deux formes : d’une part une micro-revue imprimée d’une vingtaine de pages et de l’autre, des événements pluridisciplinaires, mêlant arts, poésie et sciences humaines et sociales, qui en sont le prolongement performé. Ils envisagent leur activité événementielle, au-delà de la poésie, comme un dispositif d’art social permettant de créer des espaces de création, de rencontres et de transmission autour des thématiques écologiques, dans une démarche intersectionnelle.