
Chappe empesée sur mes épaules nues
La sueur coule en fine pellicule
Comme une larme à peine retenue
Une langueur de peau que l’air macule
Etuve majeure, atmosphère charnue
Dans l’attente moite, la canicule
Me cloue impatiente en terre inconnue
Du gel attendu d’un tentacule…
Désir de l’amant à moi revenu
Je nage à contre sens quand tout bascule
L’animal perd pied, déjà s’insinue
Me berce d’une fraîcheur qui m’encule
Le marionnettiste aux gestes ingénus
S’enlise et glisse dans mon cul majuscule
Tout un bestiaire marin méconnu.
Et il joue, il s’agite, il gesticule.
Déjà la houle gronde, enfle. Continue !
Sous les chairs saturées, il inocule
Le poison si brûlant qui m’exténue
Et poupée liquide, me désarticule
©Perle Vallens
Photo Elisa Lazo de Valdez
Ne désarmez-pas tant de vigueur, l’amie !
Une ode du vieux Ronsard ne tiendrait pas mieux
La route (pas plus qu’une version latine) face
À tant d’esprit et face à tant de cœur !
Cet amour fou des belles rimes nous fait atrocement
Haïr l’ennui, c’est sûr, et tout ce qui endort l’esprit !
Insignifiance, ne comptera jamais parmi les mots de votre
Excellent vocabulaire… Car, de toute évidence :
Réussite, convient parfaitement. Ce poème est un succès !
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Merci. J’encourage plutôt la vigueur, fut-ce d’un tentacule…
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