Erotisme·poésie

Je ne cesse

jean pierre ceytaire

Quand l’aube a montré ses griffes
Et qu’au premier versant boisé
Qui ne reflète que frissons
S’ouvre l’abîme des hauteurs

Quand ta robe s’ouvre à pic
Donnant le jour à ton corps tendre
Offrant tes seins lustrés soumis
Tes seins qui n’ont jamais lutté
Renoncules tigrées de plomb
Eclipses fatales aux forts
Degrés d’hermine sacrifiée
Ou quand ton visage se trouble

Ce que j’aime dans ton visage c’est l’arrivée
D’une lampe ardente en plein jour.

Paul Eluard

Illustration Jean Pierre Ceytaire

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