Après cette rencontre avec Philippe Périé, un nouveau croisement d’univers avec un photographe plus « fetish », Levantin.

Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…
Après cette rencontre avec Philippe Périé, un nouveau croisement d’univers avec un photographe plus « fetish », Levantin.


Dans ce cinquième volet des mystères de Boulogne édité chez B-Sensory, la « chaise à voyager » envoie deux protagonistes, Edouard Louandre et Nikola Tesla, à deux périodes différentes, dans Paris. Le premier y fête les funérailles de Victor Hugo à sa façon et le génie serbe retrouve son vieil ami Eugène Fourny, le père de Marguerite, à la veille de l’Exposition Universelle. Un complot anarchiste à déjouer ?
Entre bas-fonds et brillance, Paris sera toujours… Paris !
» Le scientifique haussa les épaules en se détournant. La maison Fourny commençait à trouver l’homme pénible, en dépit de son génie et de sa vivacité d’esprit. La missive codée avait été acheminée aussitôt et Gaston Barbe l’avait fait déchiffrer par le jeune Fréhel. Ce garçon était décidément très doué. Eugène Fourny y dévoilait les identités de certains personnages, peut-être bien ceux qu’Edouard Louandre avait surpris. Il demandait une surveillance rapprochée. C’était là un élément auquel personne n’avait vraiment songé : le chimiste était en mesure de savoir précisément ce qui se produirait entre la date actuelle et mai 1889, mais il avait, en transmettant ce message, le privilège de modifier les événements à venir ! Les esprits s’échauffaient, les perspectives économiques et politiques étaient énormes, et leur implication allait modifier l’avenir ! Cette révélation fit l’effet d’une bombe et l’effervescence gagna tous les membres de l’organisation. Il était proprement incroyable que personne n’y ait pensé avant. Arthur Bertaud en avait, lui, conscience depuis longtemps et craignait désormais que cette évidence n’ait des conséquences fâcheuses. Qui sait quelles utilisations la « chaise à voyager » pouvaient susciter ? Et quelles en seraient les motivations, hautes idées ou basses pensées, pécuniairement ou égoïstement intéressées ? Il regrettait bien que Gaston Barbe ait partagé avec tous cette fulgurance. De fait, Edouard Louandre entrevoyait d’infinies possibilités,… »

B-Sensory a regroupé 10 nouvelles de sa plateforme en recueil sur le thème des fantasmes de femme : « des relations fusionnelles, sauvages, sensuelles. Dix histoires de femmes parties à la conquête des plaisirs charnels sans tabou. Des nouvelles érotiques, fortes, passionnées, sensibles, qui explorent les diverses formes de plaisir…Stéphanie Eden, Julie-Anne de Sée, Sara Agnès L., Norah Jolly, Perle Vallens, Jean Darmen, Trinity Words, Marie Loverraz, C. Biel et Blanche de Saint-Cyr vous ouvrent la voie vers des moments de jouissance inédits ! »
Vous y retrouverez donc notamment « Seconde chance ». A lire sur amazon, google play, fnac…
Votre liseuse est :
une Kindle : retrouvez le recueil en cliquant ICI
une Kobo : retrouvez le recueil en cliquant ICI
une Cybook Muse ou Cybook Ocean ou Bookeen Saga : retrouvez le recueil en cliquant ICI
La version connectée des nouvelles de ce recueil est disponible sur le site internet de B-Sensory à lire dans l’application pour les amoureuses du Little Bird.

Ma tête entre dans ma poitrine, j’arrondis mes épaules vers l’intérieur, je me recroqueville pour ne laisser apparaître qu’une forme imprécise, floue. Je ne suis plus qu’un dos au bout duquel un index touche un sexe. Mon doigt frotte mécaniquement, très lentement. La caresse doit rester invisible, le mouvement ralenti, imperceptible. Ma petite frayeur, ma petite lâcheté.
Un sms commande de me redresser. Je me plaque alors contre un mur, la poitrine écrasée, le sac à terre. Je pose ma joue sur la froidure de la surface, privauté de béton qui effleure mon pubis. Je presse mon corps sur la paroi, je me laisse envahir par ce contact glacé mais qui finit par m’exciter justement par ce contraste qui me fait oublier où je suis. Du moins qui me donne l’illusion d’oublier.
Le polissage en bas a viré à une friction plus énergique. Je doute que personne ne se rende compte de ce qui se passe en dépit de mes efforts. Les doigts s’égarent plus loin. Il me semble que j’ai écarté les jambes malgré moi. Baiser un mur. La fulgurance de cette pensée qui me traverse me hante maintenant. J’imagine un glory hole, un défilé de queues ou une exposition de godemichés d’âges et d’horizons divers, des pièces de musée justement ! Je divague. Mon esprit m’emporte plus loin, c’est le bâtiment entier, vivant, qui coïte, l’air envahi d’odeurs sui generis, fluides divers qui perlent à la surface, texture chaude et douce comme la peau, ciment qui palpe, tableaux animés dont les personnages copulent puis sortent de la toile pour me toucher, me lécher. Le musée vire à l’orgie dans mon fantasme construit de toute pièce dans l’instant. Je suis sur le point de jouir, debout, calée contre cette couche lisse où je suis allongée à la verticale. L’orgasme me vient, brutal, puis j’ôte mes mains et me rajuste immédiatement, comme si de rien n’était.
A ce moment, un gardien s’approche et me demande si tout va bien, si je me sens bien. Pour garder contenance en dépit des joues en feu, je lui dit que j’aurais bien besoin d’un verre d’eau. Et c’est vrai…
©Perle Vallens

Mon sexe tambourine
il bat, rapide
entre deux flottements
caisse de résonance
du cœur
©Perle Vallens

Que lire dans les yeux clos des morts ?
Sous la paupière
le souvenir chuchote
à peine un battement
de cil
Où trouver les débris enfouis ?
Les cicatrices à vide
effacent la cène
en lents sillons
lourds de sens
Il a lâché la main,
la seule compatissante
L’ascension est toujours trop lente.
Ou trop rapide.
La saveur s’éteint si vite…
Quand l’enfant n’a plus de passé,
il cherche dans l’ombre d’un corps
un avenir
©Perle Vallens
Après avoir découvert les photos très contrastées, en noir et blanc, du photographe Philippe Périé, lors de l’exposition Eros qui s’est déroulé au printemps dernier à Montélimar, est née l’idée d’une collaboration artistique, d’une mise en texte de ses photos. Pour découvrir la palette multiple de ses talents, vous pouvez vous promener sur son site.
Voici le premier croisement, la première naissance entre nous deux. Une « Métamorphose« …


La masculinité, qu’est-ce que c’est ? Revue Méninge s’est posé la question avec plusieurs auteurs. Un embryon de réponse en poésie me concernant dans Homo Virilis. A retrouver ici, en lecture libre, avec d’autres textes, dont xy que j’ai bien aimé et un texte sans titre de Marc Guimo, entre autres…


Réinventer la poudre,
s’en faire des cheveux
blanchiment argent
Souffler est jouer
étoiles poudrées
se rouler dedans
Il me couvre toute,
le jour et la nuit,
d’un seing en blanc
Loin déjà, encore là
sous les pas,
traces de dents
Lui en intraveineuse
sa voix sous la peau
limaille d’aimant
Encore ses bras
hors lui je coule
afflux de sang
L’absence écrase
tank et claque
en manque, à cran
Au bord des laves
L’oeil cherche
en vain l’amant
©Perle Vallens