Erotisme

Au musée (3)

Lina_Scheynius
Lina_Scheynius

Je reçois un nouveau message. « Suis-le ».
– Pouvez-vous m’accompagner aux toilettes, je ne me sens pas très bien, je crois que je vais me trouver mal.
Je chancelle et me raccroche à lui. Je lui dis que je ne me sens pas bien, que je vais me trouver mal, que la tête me tourne.
– s’il vous plaît, vite, aux toilettes
Par chance, elles ne sont pas très éloignées, il rechigne un peu mais daigne quitter son poste quelques minutes. Il me soutient, a passé son bras sous mon aisselle. Je  respire avec difficulté, a la façon d’une asthmatique, je semble manquer d’air.
« Allume-le et masturbe toi devant lui » intime un nouveau message.
Il presse le pas, me traînant presque. Je cale mon pas sur le sien. J’implore devant la porte. Qu’il entre avec moi, j’ai peur, j’ai besoin de son aide. Me passer de l’eau sur le visage.
Il hésite puis me fais entrer. Ma tête repose sur son épaule et je m’agrippe à lui. Il ouvre le robinet et passe sa main mouillée sur mon front.
Je déboutonne au niveau de ma poitrine le tissu qui me comprime. Et passe l’eau de mon visage sur ma gorge. Ma main se resserre autour de son bras.
– Je vais faire un malaise. Il faut que je m’allonge.
Je me laisse glisser a ses pieds en frôlant de mon visage son entrejambe. Je m’étends bras en croix, relève mes jambes tremblantes.
– Aidez-moi. Levez.. mes jambes.
Il se rapproche, empoigne mes chevilles et s’arc-boute au dessus de moi. Nous nous regardons en silence quelque longues secondes.
– Plus.. haut. Verticales…
Ma jupe glisse peu à peu le long de mes cuisses. J’attrape ses mollets. Je relève mon bassin et la jupe glisse plus bas. Il doit avoir pleine de vue sur mon entrejambe, il perçoit certainement la probable humidité visible sur le voile transparent de la culotte. Je replie une jambe et pose mon pied nu sur la ceinture de son pantalon, puis sur la boursouflure qui se dessine insensiblement. Je le fixe intensément, en poussant et frottant mon pied à l’intersection de ses jambes et pose une main sur la culotte. Il ne peut plus avoir de doute. J’écarte l’élastique et lui laisse entrevoir ma chatte trempée, dans laquelle disparaît une phalange. J’astique mon clitoris, j’obéis à la demande, j’allume et me masturbe. La tête me tourne vraiment, le plafond devient flou, le visage de l’homme, halluciné, aussi. J’accélère la course de mon doigt et j’explose en plein vol, contre le plafond, le sexe sur le nez du gardien, bouche bée.
©Perle Vallens

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