
Voici le 6ème volet des Mystères de Boulogne, rebondissements sanglants en 1888, splendeurs et décadence en 1885, intrigues et complots en 1889… Le tout saupoudré d’éros teinté de fantasmagories et d’un zeste de soumission masculine, pour les amateurs du genre… C’est chez B.Sensory bien sûr !
« Le mariage de Louise et d’Anasztaz, son « prince » hongrois, s’organisa rapidement, même s’il fallut deux mois intensifs aux ateliers de couture Worth pour confectionner, dans les temps, la robe d’un jour. Elle était en satin duchesse ivoire, ornée de dentelles et de rubans ; le haut corseté surmontait un jupon orné d’une tournure étourdissante. Une pure merveille ! Marguerite en était presque jalouse, d’autant qu’elle n’avait pas les moyens de s’offrir un tel luxe. Et que son fiancé avait disparu… La jeune femme fut témoin de la cérémonie aux côtés d’un grand échalas taciturne, un autrichien nommé Bahr, ami d’Anasztaz. Front bas et dégarni, œil d’aigle et bec d’oiseau, des mains comme des serres, il se tenait légèrement voûté à côté du futur marié. Louise rayonnait à faire pâlir les vitraux de l’église, à faire damner les Saints sculptés dans le marbre. En génuflexion, elle avait l’air d’un ange, d’une communiante un peu trop richement parée. Elle faisait ainsi illusion, quoi de plus naturel auprès de son mage ! Mais certains savaient bien quelle coquine se dissimulait sous l’étoffe virginale. Juillet fut un mois propice à la gaieté et au farniente, hissés par Louise au rang d’art de vivre. Le voyage de noces était prévu en Tasmanie, Anasztaz avait tout organisé et curieusement, avant même leur rencontre, mais la jeune mariée était bien trop éprise pour y voir une quelconque bizarrerie. (…) »