
D’un bonheur tout neuf
ne restaient que les bourgeons à peine éclos
fauchés dans le vif de l’été
frappés d’un trait acier
décapités
Les ornières ne gardent aucune trace
tout plaisir effacé
piétiné à même le ventre
consumé au fil du temps
lâché à la face du vent
Plus rien sauf
le fiel
Je ne sais quand l’arbre refleurira
©Perle Vallens
Bon jour,
Un texte tranché à vif dont la seule note soleil est « D’un bonheur tout neuf » et à ce premier degré (que l’on croit nous mener vers un éclat de félicité), nous mène vers l’obscurité qui claque en ces mots sur les parois d’hiver.
Très beau texte.
Max-Louis
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Merci pour votre passage et votre message
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