Erotisme·poésie

Résille

main résillePV

La mémoire vacille
dans l’ombre portée
des rails noirs d’une résille
cisaillée d’hier
sur la mantille du sexe
son œil grand ouvert

Les graviers sous les cils
au seuil de la frange
roulent
des mécaniques
du souvenir fébrile
de sa trique qui brille
et du jus de sa treille

La fille mangée par la main
sa bouche saigne
de vermeil supplicié
scintillement dédaigné
un ornement de deuil
à nul autre pareil
©Perle Vallens

Laisser un commentaire