
Attendre comme on attend la pluie après un soleil trop ardent
Espérer la fraîcheur vide après la brûlure cuisante
Remiser les mains dans les tiroirs du lendemain
Remettre en eaux l’émergence des poussières
Laisser la nuit à la nuit, avant l’aube
Saturer tous les plis et manger les cernes
Taire la victoire aux vents du monde
Marcher dans les pas de l’absent
Museler la morsure impatiente
Cracher plus loin que les aiguilles
Effacer la trace du temps
Regarder par-delà les collines
Chasser les nuages immobiles
S’asseoir au bord du labyrinthe
Crever l’œil du cyclone
Monter fol à l’échafaud
Ouvrir toutes les portes
Trembler de se taire
Combler le silence
Ecraser les peurs
Briser les vitres
Ravaler l’âme
Et attendre
encore
©Perle Vallens
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