
L’inflorescence blanche balance entre deux cieux, vigie penchée sous le joug des ombres douces, la course des nuages au-dessus des pierres sèches chatouillées par le sable. L’orteil raconte une histoire ancienne, un vieux conte qui s’égrenne, chaleur grège sur la peau. Dans l’air flotte une chanson que nul n’entend mais que l’oeil boit, chauffé au feu de l’ivresse végétale. Le vent agite un choeur d’images qui se mange par petites touches, qui se laisse lécher longuement. L’âme allongée entre les plumeaux remâche une soie dessillée, les rides du souvenir, les soupirs du passé. Que se prolonge encore un peu la magie de l’enfance…
©Perle Vallens