Emotion·nature·poésie

Jours ocres

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L’été se morcelle et meurt dans le sillage des fruits mûris, à l’ombre des épillets. Les feuilles s’émaillent d’un salut mordoré. Les fleurs émaciées baignent encore dans le reflet pâli et s’effacent dans les pétales repliés, dans la grâce des soies fanées.
L’ambre que l’automne dépose en toucher scintillant se cueille en rayons tièdes sur la peau qui frissonne. Le fleuve de l’oeil brille à travers la paille claire du soleil, en crues limpides, en éclats verdoyants.
Las, l’été s’abandonne aux bras pourpres, recolle ses bris de lumière, les derniers fragments d’or, toute la gloire d’une saison passée.
©Perle Vallens

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