
Le mur de la pièce comme rideau ou muraille
Un mur blanchi de ta lumière où brille ma peau
Un mur de fusillée sous la mitraille de ton œil
Un mur de sel où flottent nues mes failles
Un mur désert comme miroir sans reflet
Un mur incertain, un terrain fragile
Un mur féroce aux blessures qui m’essouffle
Un mur vide qui m’éclabousse de ton absence
L’angle brisé du bras si lourd armé de tant de poids, les os dansent jusqu’à l’usure
Comment desserrer l’étau et lever plus haut ? Comment tendre l’arc immobile ?
Comment réduire l’espace et agrandir l’ardeur ?
©Perle Vallens