
Marcher sur le sable mouillé puis sec, puis mouillé, un sable qui n’en finit pas de se retirer, une marée basse comme une fosse qui n’en finit pas de flétrir la terre, à reculer comme on erre, déchu, sali de ses lâchetés. A rouler sur la plage de son corps éreinté, à rugir comme le vent d’hiver, assourdi par la brume. Il reste des pans nus que la mer lèche, là où la saleté et le sel ont la saveur du monde.
©Perle Vallens