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Corpus victis

La voix se donne et se reprend. Les jours ne se comptent plus. Le corps se perd, éperdu, entre la prime douleur et l’apaisement de la soif. Le corps ne s’appartient plus, il pèse de tous ses os, de toute sa chair creuse, de toute sa substance vide. Il survit à peine tranché par la lumière, arraché à la terre. Le corps cherche sa place partout.
©Perle Vallens

2 commentaires sur “Corpus victis

  1. Quelle profonde détresse. Comment ramener ce corps à la vie, si ce n’est avec un peu de poésie ? l’envie de donner de la voix et du corps à ce corps devenu exsangue pour le rendre exquis ? Pour le ranimer, une petite partie de Cadavre exquis ?

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