
La détrempe du ciel délavé s’emplit de suies douces, se peint de dessins incertains que l’âme décalque, ton sur ton. Humeur de soir striée de noirs sillons qui s’épanchent en ruisseaux.
L’esprit soupire, essuie sa propre essence d’une pluie sans fin. Il ne sait plus s’assoupir, reste en éveil devant tant d’obscurs essaims, le bourdonnement incessant de tous les fantômes, l’ombre des vivants et le souffle des morts.
©Perle Vallens