
Avaler les prémisses des histoires, celles par qui tout commence et tout finit.
Avaler toutes les vérités du monde, avaler le ventre tendu et les mains jointes.
Avaler les peurs, les froidures d’hiver, les brisures d’écorce au gel pris de l’absence.
Avaler le suint et la sueur, le grain de la peau comme un saint suaire.
Avaler la bouche, la langue et toutes les dents, avaler un sperme en ressac sur mes plages, en longue vagues dans la gorge.
Avaler tout, sans regret, comme entonnoir de bonheur.
©Perle Vallens