
Toi, tu voyages avec moi, je t’emmène partout sans valise, tu n’es pas encombrant, juste une voix et une image.
Toi, je te mange chaque jour, je t’ai dans l’estomac. Parfois je te digère mal. La faute aux coups de poing. Quand le cœur redescend dans le ventre. Un trop plein de trop vide.
Toi, je sais bien que tu existes pour de vrai quelque part, mais je t’invente tous les jours et je me raconte des histoires, je te glisse dans des livres.
Toi, si cela ne suffisait pas, il faudrait te recréer, jour après jour, un dessin d’homme au bout de mes doigts.
Tu vis dans ma tête, tu ne le savais pas ?
©Perle Vallens