
Le fruit écrasé
d’où coule un jus cru
la grâce des jours d’été
un barbouillage carmin
aux lèvres la morsure
la bouche embrasse
un baiser rouge
un sang de fraise
©Perle Vallens
Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…

Le fruit écrasé
d’où coule un jus cru
la grâce des jours d’été
un barbouillage carmin
aux lèvres la morsure
la bouche embrasse
un baiser rouge
un sang de fraise
©Perle Vallens

Brûlé par le soleil, balayé par le vent, grains à grains dispersés, envol de pétales, noircis au crépuscule, soufflés en peluches desséchés, la grâce d’un ciel au duel des yeux, la brisure des brumes craquelées sous les pas.
Combien arpentent encore ces terres ? Combien en reviennent les mains chargées ? Combien parsèment les chemins d’essaims et de semences ? Là où la vie conserve son apparence et la sève dans les veines, la bourbe tassée d’émois et d’années amassée, soulevée par les pieds lourds, la glue colle encore, humide et dense, des amours passées.
©Perle Vallens

Regarder ailleurs pour mieux voir
Se perdre en errances pour se retrouver
Lire dans le ciel toutes les trajectoires
Laisser son regard en exil pour mieux embrasser le monde
Espérer dans la douceur des traces et la douleur des cicatrices
arrachées au tronc des arbres
©Perle Vallens

C’est l’heure naïve où renaît l’idée de demain
où la fleur blanche essuie la lumière
lisse la transparence de ses pétales
devient le miroir lascif des ombres
C’est le moment du silence de l’humus
qui repose entre deux pierres chaudes
de la chaleur du jour
Il faut la retenir entre ses bras
bercer le soleil au crépuscule
saluer les étoiles avant leur extinction
Il faut poser son œil comme une joue
laisser la caresse de l’instant embrasser le soir
une tendresse sur l’oreiller
le message que l’on adresse à la nuit
©Perle Vallens