
Et que ça piaille, que ça piaille. Mais ça ne bouge pas une oreille.
Ça se planque dans les grandes ombres noires avant l’orage, ça se recroqueville. Unique cri pour mille pattes. Ça gratte dans les feuillages.
Ça écrit l’histoire sur les troncs, ça patiente, ça feinte des jours durant dans les peupliers, dans les platanes, dans le creuset des longs départs. Puis ça s’envole dans les couleurs délavées du ciel, la nasse rincée des nuages. La trace désordonnée de leur voyage.
©Perle Vallens


