
J’ai rêvé la neige
le blanc sans bruit
la coulée lente des flocons
le tapis assourdi dans la nuit
Le blanc trop bref
trop sourd aux requêtes
Le tapis muet où l’on se coucherait
s’il ne faisait pas si froid
J’ai rêvé la neige
la promesse d’un silence
d’un lendemain de lumière
l’ivresse de milliers de milliers de cristaux
qui tombent en dansant
une pirouette d’étoiles
dans le noir de la nuit
Mais il n’y aura qu’une pluie fade, déjà fondue
sans relief, sans folie
rien que de l’eau plate gorgée de gris
rien qu’une goulée invisible
à l’ascension de ma langue
à l’a-pic de ma gorge
sans le sel de la bouche
sans la saveur du ciel
©Perle Vallens
tellement vrai en ces temps-ci, depuis bien des années maintenant. Où est passée la neige ? il ne reste que du bruit. Toujours assourdissant. Envahissant nos villes et nos vies.
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