
Les étoiles paraissent.
C’est au loin qu’elles brillent mais de près que nous sont-elles ? Éteintes, effacées déjà, elles brillent encore d’une lueur factice qui nous trompe sur leurs intentions.
Je crois que je leur en veux. Je crois que je leur reproche leur éloignement. Pourtant je les vois briller à bout de bras. Elles pourraient même briller dans ma main mais elles se méfient. Et puis elles sont déjà mortes.
Elles ne sont qu’espace clos, jamais habitée.
Elles ne sont qu’obstination, jamais ne s’éclipsent.
Elles ne sont qu’apparition, elles échappent à tout dialogue. Elles restent muettes, battant de leur unique source de lumière.
Les étoiles sont des fantômes qui brillent dans dans nos yeux, qui continuent de briller dans nos vies quand nos paupières se replient.
Alors, les étoiles cessent.





