
Elle souffle sur l’objectif pour faire vibrer les ondes, pour faire bouger l’image, pour la faire revivre. Temps de pose bien trop long pour que l’image reste nette. Temps de pose bien trop court pour y voir quelque chose d’intéressant.
Elle pénétrerait la lumière. Coup de boutoirs inaltérés lancés à grande vitesse. Bombardement avant obturation de la paupière. Basse lumière avant shot d’explosion. 1/8000 avant impact à même la peau. Les protons se bousculent dans le vestibule de la mémoire. Les particules gesticulent à mi chemin entre le rêve, le souvenir et la réalité. Finalement le flou est tout indiqué. Finalement, la pluie laisse des traces. Finalement, la carapace glisse plus bas à mesure que tu t’avances plus près.
Tout le monde le sait, au bord du précipice, la vue est plus belle.
©Perle Vallens
Macro sain…
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