
Chaque matin mettre en marche la mécanique du jour, remonter le ressort avant qu’il ne se casse.
Actionner toute les machineries, manoeuvrer jusqu’au déclic de la lumière.
Chaque matin chercher dans l’encoignure des portes, dans le renfoncement des fenêtres un nouvel effet magique.
Agrafer les premières images en suspension, les premiers reflets dans l’axe du corps.
Chaque matin, renouveler sa propre voix, voir naître un nouveau rêve vivace, sa floraison et sa croissance. Et surgi de l’aube, l’appel profond, frauduleux, d’un désir clandestin.
©Perle Vallens