photo couleur·poésie·prose

Il en faut (peu)

Il en faut peu pour que l’agencement des jours soient bien droits. Il en faut peu pour que l’on s’intègre bien dans l’emploi du temps, que l’on s’organise la vie recréée selon les bonnes directives et les planifications. Toi. Tu comptes les jours sur les doigts d’une main. Après, tu ne sais plus.
Il en faut peu pour que les portes restent bien ouvertes entre deux rendez-vous, que les portes souvent en grand, que les vents ne les referment pas. Tu n’es pas menuisier mais tu sais ouvrir les portes. A condition d’avoir les clés.
Il en faut peu pour que l’on se comprenne, que l’on se déterre les uns les autres, que l’on ne se comprime pas, que l’on respire, que l’on prenne l’air. Tu pourrais gonfler un peu plus tes poumons, tu sais.
Il en faut peu mais il en faut de la suite dans les idées. Il en faut des moyens, il en faut des mains ouvertes. Peu de main mais un peu, un index pour montrer le chemin. Le reste da la main ne sert pas à grand chose. Tu pourrais perdre tous tes doigts, il te resterait la paume pour caresser. ©Perle Vallens

Laisser un commentaire