photo couleur·poésie

La bête à l’intérieur

J’écrivais des berceuses pour ne pas tomber
dans les hurlements
pour ne pas trahir la bête que je nourris
jour après jour
qui pose en souriant et me mord au sang
l’instant d’après
les images retiennent leur souffle
c’est l’obturateur qui empêche
ce noir total avant disparition
souvent je me perds en chemin
souvent je me suicide à petit feu
je marche et je me noie
dans mon propre vide
c’est seulement pour faire taire la bête
pour la décimer avant qu’elle ne me décime
©Perle Vallens

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