
le cœur fatigué se nourrit du peu
du feu qu’il trouve encore
mangera le soleil dès l’aube
pour se réchauffer
sucera l’eau des mots sans bouger les lèvres
comme une glace qui ne fond pas
qui n’en finit pas de fournir son lot
de possibilités de combinaisons multiples
d’agencement de joies de matières à jouer
je suce te dis-je
jusqu’à l’estompe
©Perle Vallens



