
ces mois en r propices au plaisir
à la chair délestée de ses humeurs nocives
à la mâche riche en oxygène
persistance aromatique intense
cette perception de l’amosphère à l’aveugle
te guide vers la bouche
bien imbibée la métaphore se goûte mieux
tu la glisses sous la langue et elle se met à se dire
elle s’éclaire à vue d’oeil sur les papilles
elle clignote avec un maximum de sincérité
la métaphore dirait tout ce qu’on attend d’elle
on la mangerait de bon appétit
on distillerait son jus d’image et sa clarté
jusque dans les gorges
elle scintillerait dans l’oesophage
elle faciliterait la digestion des moments difficiles
on ajouterait des descriptions pour lui tenir compagnie
on tirerait les ficelles des mensonges
on se raconterait des histoires basées sur des faits véridiques
qu’on réinventerait dans les ventres
cela nous ferait des creux et des bosses abdomidales
comme montagnes russes que l’on masserait
puis que l’on boxerait à mains nues pour que
finissent par se dire vraiment
nos vérités
©Perle Vallens
Superbe.
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Merci Barbara
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J’aime beaucoup image et texte 🙂
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Merci
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