
nous revenons aux draps aux corps
au sortir (nus) des nuits
rien n’éteint
les bruits dérivent le long des
dents le silence mordu de la faim
la soif court quelle marée on ingère
quelle meilleure fureur nous tient
à distance
aucune chambre ne hante
nos forêts poussent un arbre sa courbure
brute entre tes jambes
je crains le crissement de la caresse
une douceur excessive me perce des tympans
jusqu’au cœur
©Perle Vallens