
Je n’arrête pas d’arriver
Je n’arrête pas de parvenir à son corps
Je me ravive vivifiée par ses embruns
son air de ne pas me toucher
de me recracher comme une bouche
son dernier mot le verbe de trop
le mauvais œil comme on dirait
mauvaise haleine
son air de me reprocher
ma langue trop ou pas assez
pendue à ses pieds
son air de retirer mon profil
trop flou trop touffu ce fâcheux
penchant à la fixité affective
là où les sentiments s’entêtent
il n’y a rien pour me stopper
Je ne finis jamais parce que
Je renais à chaque fois
©Perle Vallens