
Je suis comme ces arbres centenaires
décimée
par des incendies à répétition
consumée par chaque reprise de feu
j’ai trop brûlé
(jusqu’aux racines)
l’air que je respire suffit à embraser
d’un rien
l’humidité ne suffit pas à l’extinction
celui qui lance ses fausses alertes
celui qui démarre des brasiers
peut tout aussi bien s’attaquer au flanc
pour circonscrire par contre-feux
plus rien pour nourrir la flamme
tout est dans le contrôle (technique imparable)
jusqu’à ce jour où toute tentative de rallumage
se solde par une sécheresse durable
qui croit encore en la combustion spontanée ?
Perle Vallens