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Résidence d’écriture, jour 2

Éveil au son double compte triple des oiseaux (je distingue les mouettes) et d’un âne qui chante l’aurore avant le coq plus tardif. Je suis encore embuée des vapeurs de whisky de la veille. On ne sait pas à quel point le whisky a la vapeur tenace et englue le cerveau. Un doliprane devrait taire ces acouphènes internes (grignotages d’insectes xylophages entre les oreilles).
Le café a charge exigeante de me fouetter le lobe frontal avant démarrage de l’ordinateur et de l’écriture ce matin.

Le whisky s’est évaporé finalement, après avoir joué les marteaux piqueurs dans mon crâne. A fini par se débiner dans les veines, s’est écoulé dans le sablier qu’on aurait secoué trop près de la tête. Sang lavé de tout soupçon supplémentaire, j’ai remis de l’ordre à l’intérieur et sur l’écran. 
Ce soir sera sobre et aqueux…

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