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Résidence d’écriture diabolique : jour 3

Éveil avant le soleil. Camions et engins agricoles déjà à pied d’œuvre soulèvent de grands nuages de poussière dans un ciel pâle, préambule à la brume qui gagne l’abord de la résidence. 
L’air est moite d’humidité, il bruine presque. A 7h30, il se dissipe, ne laissant derrière lui qu’un souvenir de fraîcheur vite évanoui. 
Je me laisse distraire par un tracteur qui passe, le cri aigu des grues. Un gros bourdon épris du vertige des hauteurs toque à la moustiquaire, en est quitte pour redescendre. La solution c’est les boules Quies. 

Mon compagnon d’écriture parti en vadrouille hier n’est pas rentré de la nuit. A l’heure du déjeuner (gazpacho andalou, tortilla de pimiento, melon), il me conte l’abrivado auquel il était convié. Les taureaux menés depuis la manade jusqu’aux arènes avant les courses taurines. Et les repas qui ont suivi, évidemment bien arrosés.

Qui va piano etc… C’est sans compter sur les bestioles en tout genre. Mon doigt est un bazooka sur moustique. Et je noierai dans l’alcool tout être ailé et mal intentionné. 
Dis, tu crois que pulvériser ce truc sur mes jambes me sauvera la peau ? 

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