
Vous m’en mettrez du quatorze et du bon de ce mois, ce franc pur massif qui n’attend pas la quatorzième heure pour dégainer ses chaleurs.
Je m’évapore dans les pals du ventilo. Et dans les touches effacées du clavier.
Je laisse un peu de ce moi liquide dans les mots. Un peu de leur humidité et de leur patience faute de temps pour que je flanche. Je suis un peu plus dense moins poisseuse à cause de la neige d’été, mate brume encore ce matin.
Studieuse journée, fériée (4 jours de pont au diable vauvert, nous voilà quadruplement esseulés. Voir..).
J’avance dans ma narration, dans ma course de fond. Je procède par obstacles, un à un abaissés, par saut de haies. Si je me rétame, je me relève. Je marche ce qu’il faut de temps, de tempêtes anéanties avant métamorphose, avant arrasement du chapitre en cours. Je me dévie, je me dirige dans une autre direction, j’avance en crabe. Je me ralentis pour laisser le moteur refroidir. What else par ces jours caniculaires ?