journal·résidence d'écriture

Journal de résidence, cinquième jour

Mon 15 juillet, mon plus haut que le soleil d’été, plus flamboyant que la lune rouge. Chevauchée de tgv, déchire les jours d’avant, distille ses fruits neufs, son feu d’artifice. Jour vif, jour pace-maker, vendredi de reviens-y…

Celui qui prend le train et son chapeau, bravant les presque quarante de sueur bien comptée qu’on lécherait jusqu’au bout. 
Calme, le cœur ? Se laisse dompter. Se laisse mettre la misère, là où le corps revanchard pistonne ses raisons d’être, ses racines fortes, ses échecs patents pour être le plus fort à tous les jeux. 
Sa douceur m’assemble, me rend meilleure (je me dis). Plus vraie que la veille, plus vivante. 

Sans transition, le vide se comble de brochettes pur jus, de vin, d’étoiles scintillantes, d’effluves d’écurie (ce cheval portant moustiquaire, qui sait ouvrir la porte de son box, qui me pousse de la bouche pressé de prendre le frais, dont je caresse les naseaux, dont finalement je frappe les flancs pour qu’il pénètre dans l’enclos). 

Retour dans l’improbable fiat diabolique avec à bord un écrivain flottant dans les volutes de rhum arrangé, une nuit noire que la lune et les pleins phares déficients peinent à éclairer, une nuit de manade au bord des yeux, perdu dans cette atmosphère de fourrure et de poussière.
Le vent s’est levé. On dormira mieux. 

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