
Passé une certaine heure plus rien ne remue, rien ne se déplace, l’air stagne, la lumière devient liquide.
On vit volets fermés, juste une voie d’accès, un entre filet pour la lumière blanche, aveuglante.
Le vent de la veille était un leurre. Une promesse non tenue.
On se fait gecko qui escalade la paroi verticale à la recherche de l’ombre, se cogne peut-être au chambranle, se glisse dans l’accès possible d’une fraîcheur. Éphémère la fraîcheur. Seulement prodiguée par du thé glacé maison et le ronron du ventilateur.
Les mots attendent le moment propice, se glissent entre les pals, s’éjectent sur l’ordinateur (zut, plus d’accès internet @&#$!) . Ils y sautent sans filet. Sans parachute.
Le dimanche a ses chaleurs inertes, quelques sursauts, à certains moments , un éveil de fin de journée, d’où émerge le café du village voisin. Pas celui du centre, celui du port. Là, on embarque pour une paire d’heures avant fermeture des écoutilles. Demain est un autre jour qu’on espère toujours plus favorable que la veille. Un genre de course à l’échalote. On attend la pluie.
L’espoir impossible est une petite fille et je suis pleine d’espoirs impossibles.