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Résidence d’écriture : onzième jour

J’entends dans les hennissements et les aboiements, dans les meuglements, un signal ou un appel. L’atmosphère est saturée de plaintes et de cris dont j’ignore la cause (ce n’est plus le stress animal provoqué par les feux d’artifice et les pétards du 14 juillet). Il y a quelque chose ce soir dans l’air que personne ne comprend.

Ce soir le ciel s’est remis à battre comme un coeur. A rebattu les cartes du vrai et du leurre, de ses intentions météorologiques (chaleur-fraîcheur sont dans un bateau, chaleur tombe à l’eau, qu’est-ce qui reste ?).

J’infuse nue dans l’air tiède rafraîchi de légers souffles qu’on a continué à espérer tout le jour.
La nuit se fait douce sur la peau. Nue d’une nudité calme, d’une nudité détachée comme si le corps était d’une autre. Le corps nu posé là, sur les draps non défaits du lit.
La nudité sied au livre que je lis. Elle est pur esprit dégageant le corps de toute contingence sinon de flotter nu sur les draps.
Je me dis que je pourrais écrire nue aussi.

Perle Vallens

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