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Résidence d’écriture : douzième jour

Barques décoratives ? du Scamandre

Un deuxième week-end commence à La Laune, plus déserte que jamais. En semaine il nous arrive de déjeuner avec les diablesses d’en bas (les éditions au diable vauvert ont leurs bureaux au rez-de-chaussée, les studios de la résidence sont à l’étage de cette ancienne école de hameau). Aujourd’hui samedi, nous ne sommes plus que deux. Aujourd’hui samedi, une pluie fine vient de tomber, de quoi nous rafraîchir une heure ce matin. Conditions propices à l’écriture…

Aujourd’hui samedi, je n’ai toujours pas de réseau sur mon ordinateur et ne peux donc pas partager les photos prises hier, celles des chevaux se gavant de mûres (nous nous faisons concurrence mais j’ai tout de même fait une petite cueillette). Celles aussi de la réserve naturelle du Scamandre sur la route de Saint Gilles, pôle d’attraction des ornithologues et photographes animaliers. J’y ai croisé un ragondin que j’ai d’abord pris pour une loutre. Je n’avais pas de barque pour le suivre au milieu des points d’eau. Sur le chemin du retour, j’ai aperçu des hérons, des cygnes et d’autres variétés d’oiseaux aquatiques. Sur le chemin, l’air tiède pulsait à travers la vitre ouverte l’odeur saumâtre des marais. La même odeur mêlée de celle saline de la mer a pénétré hier soir, berçant ma nuit de rêves d’eaux. C’était peut-être une entrée maritime à laquelle on doit la pluie fine de ce matin.

L’écriture a sa part de solitude qui niche dans la contemplation de la nature, des animaux et de l’interaction avec eux. Une autre façon d’être au monde.

Edit entre les interruptions répétées de réseau et le touchpad qui fait des siennes… quelques photos de chevaux Camarguais.

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