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Résidence d’écriture : treizième jour

Hier matin est tombé une pluie très fine pendant un quart d’heure. Bien sûr une demi heure plus tard, tout était sec, l’évaporation immédiate renforçant le ressenti de canicule. Cette petite chienne de l’été nous poursuit, inlassable sans aboyer. Sa morsure, ses feux de forêt, la mort parfois au bout. Petite chienne que nous avons élévée au lait amer de notre inconséquence.
La petite pluie fine n’est pas suffisante pour couvrir la petite chienne et la faire disparaître.

Ici la nappe phréatique est proche et en dépit des démoustications répétées, il faut bien qu’il y en ait, cela ferait mentir. La petite pluie fine les a attiré en certains points de la campagne camarguaise arpentée à la fraîche (là où les mûres sont…), dans les coins broussailleux, autant que le ciel, après sa percée matinale.

Au soir, le vent s’est à nouveau levé et nous avons (un peu trop) fêté la fin du roman de mon co-résident. Du mien, il reste encore à écrire mais j’entre dans sa dernière partie. Aujourd’hui, j’ai retrouvé un clavier fluide et un réseau internet, alors j’avance, je progresse dans mes lignes et mes contours.
Il reste encore à écrire et il reste encore une semaine pour détisser les noeuds dans lesquels le narrateur s’est empêtré.

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