
C’est jour de fête au Gallician, le village voisin de la Laune.
C’est fête votive, traduire fête foraine. C’est ainsi que ça se nomme dans le Sud occitan. Des vœux, on en formule tous les jours mais comme on ne sait plus à quel saint se vouer, qui sait s’ils sont plus efficaces ces jours de fête-là.
Les festivités du jour c’est bandido de trois manades, défilé de la jeunesse, bar musical (a commencé très tôt avec l’improbable Afric Simone, ça donne le ton de la soirée).
Le bandido est le retour des taureaux des arènes à la manade, menés par les gardians. En sens inverse, c’est l’abrivado.
Lors du bandido (ou de l’abrivado), les gardians encadrent le taureau et le conduisent, parfois au grand galop, à travers les rues de la ville.
Les attrapaïres sont les têtes brûlées qui tentent d’arrêter le taureau en l’attrapant par les cornes (couvertes de gaines de cuir pour ne pas blesser) ou par la queue (quelques photos attendues sur perlevallens.photo).
C’est jour de fête des enfants. Les jeunes sont groupés en équipes aux couleurs de leur club. Tee shirt flashy au dos duquel figure le prénom ou le surnom, voire un sponsor (bimbe est un fournisseur de glaçons). Ils défileront plus tard. Ils sont pour l’heure spectateurs (sur les gradins qui leur sont réservés), seuls les plus âgés sont attrapaïres.
C’est premier jour de fête qui dure jusqu’à dimanche. Après ce sera la fin. Et ce sera la fin de la résidence d’écriture. Un autre écrivain prendra la suite : Christophe Siebert, saint patron du prix de la nouvelle érotique, du moins un émissaire de ses anges diaboliques.
Perle Vallens