
Trop de doigts pas assez de paume
Trop de dents pas assez de bouche
par où passe le sens le sentiment dans l’heure
écoulée
Trop d’espaces grands ouverts où court la perte
l’os de l’absence rongé aux acides
la salive d’un vieux chien
Trop de morceaux de vie ne formant
aucun paysage
aucune géographie ne tient au corps
Ventre flou mangé d’un fumigène
ou d’un refus
effet non rétroactif de la lumière
Rien ne diffracte au milieu du visage
Perle Vallens