le temps passé seule à renforcer le muscle du désir la fabrique des histoires qu’on s’invente à l’inspire on bloque la respiration on expulse un reste de libido qui s’évapore dans l’air dans l’ordre des choses dans l’agencement de quelle hypothétique sagesse ce mur hissé trop haut pour le franchir tant de briques qu’on rêve d’abattre à nos jeux de chamboule-moi qui me tenait lieu de drogue chavirée chancelante (ne lâche pas ma main) j’écris en écho au mythe du premier baiser Perle Vallens
Hier, c’était le dernier jour de résidence. Trois semaines, ce n’est pas rien. Ce n’est pas vraiment isolement mais c’est l’assurance d’écrire à son rythme. Parfois tôt le matin, sans risque de gêner le sommeil des autres. Parfois le soir à l’heure prétendument du dîner. Ne pas avoir à s’arrêter parce que c’est l’heure du repas, de pas avoir à tenir compte de l’emploi du temps.
C’est jour de bilan. Même si en réalité, on se le dit depuis plusieurs jours, même si Philippe Béranger des Avocats du Diable a réalisé une vidéo il y a quelque jours, qui fait le point après plus de deux semaines de résidence (on en reparlera). L’endroit est reculé, à plusieurs kilomètres de Vauvert et du Gallician, dans le hameau de La Laune. Autour, quelques présences humaines et animales, et la quiétude propice à l’écriture. Une belle expérience donc, qui pourrait bien se renouveler…
Hier était encore un jour de résidence, même si en pointillés puisque jour de nettoyage, de rangement, de bagage. Journée de transition. Aujourd’hui est un retour à la vie normale, jour de réacclimatation. Changement de rythme, donc, et reprise d’anciennes habitudes, en essayant toutefois de (re)trouver une routine et peut-être un rituel d’écriture.