
mon cerveau est une zone désertée
une friche urbex en décomposition
dérive cortex mon néant acceptable
dévidé de ses fils défait de ses liens
écrasement facial sous la pression vaine
d’expressions vénales
sous l’établissement d’une classe dirigeante
dit de mauvais combat je suis mon propre arc
et ma flèche
je tire sur cibles vivantes je bois
le lait du mauvais sein insuffisant à nourrir
la poitrine gorgée d’un jus noir
de déjections de crachats ravalés je sens
ce renflement dans ma trachée encombrée
des mêmes mots jetés à la gorge
mes poumons mille fois empoisonnés des mêmes miasmes
des déchets laissés en gage dans nos bouches closes
somme toute mouches à merde nos déchéances
se ramassent à la pelle se poussent du pied sous le tapis
les feuilles de nos morts promises
Perle Vallens