atelier Laura Vazquez·écriture·poésie

Noir, sang et or

Ça commence par une chair noire, dense
une pâte arrachée au tableau
infiltre (distillée – insidieuse)
nos visages

C’est de l’épaisseur des ombres que surgit
la couleur
elle nous envahit nous gifle de sa force
de son éclat qui affleure
elle nous perce

Le rouge est un magma
une gueule béante
un concentré de feu
une substance grasse qui déborde de la toile
vibre dans l’œil noyé

La marée nous submerge
nous carmine et nous creuse
son velours nous caresse
sa violence nous terrasse

De sang et d’or l’opulence gonfle
comme une gorge de femme
la brûlure irradie vive
elle nous mord au cœur
Perle Vallens

La mort de Sardanapale – Eugène Delacroix (Le Louvre)

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