
soleil émacié hâve d’hiver
se vide dans l’ombre à vif de l’œil
diffuse rase lumière dolente tarde
à réchauffer
ma main au front se terre
comme si l’éclat d’été perdurait
faisant face
traversant ses espaces sa géométrie
dessinée son effacement
dans la déchirure des branchages
suit de la langue le chuintement
du feuillage où chante l’aube
se confond avec le crépuscule
dans le son des images
dans la couleur des mots
lancement des ferveurs l’assaut
est donné de nos écueils
dans l’extensible écart des flux
l’abordage du réel
Perle Vallens