
nos vies brèves respirées
dans le sens du poil
l’odeur de pierre au cœur
la carcasse prise au ruisseau
à faire corps au vent
(sens-tu ce tressaillement)
pente violente de la vie
où nous accourrons tous
tête baissée de bétail
buvant nos poussières nous
abreuvant de nos morsures
nos coups durs encornés nous
encornant
l’œil arrondi de lumière ne sait pas
d’où surgira la caresse
Perle Vallens