atelier Laura Vazquez·photo n&b·poésie

L’odeur de la lumière

Il faut toujours l’odeur de la lumière
saveur plus vaste comme illimitée
pour me guider à reculons dans
l’enfance
à travers le geste rond et délicat
surgit le souvenir aiguisé
la déchirure donc où se cherche
et se trouve quelque chose qui ressemble
à une fragilité
sur le point de s’ouvrir
s’offre fleur virale
dans le même caractère de turgescence
que ma jeunesse encore vive sous la peau

Elles ont teinte et dents fauves
les années lourdes qui vident
éventrée tripes à l’air
cet air pourtant qui me porte
a laissé passer éclaircie
une brèche au ciel couché
sa découpe horizontale
une zébrure sur une joue
selon le modèle toujours en vogue
d’un désir porté en visière

A l’air qui m’entoure se mêle une voix
déchirée
une chute annoncée pour qui n’a pas le caractère d’enfants sages
sur le noir qui monte aux yeux
ce qui tremble est
contorsion de l’esprit
Quelle différence y a-t-il entre craintif et peureux
Perle Vallens

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