Et un poème graphique pour dire au revoir, un de ceux exposés durant cet événement estival du Cher.

Il n'y a pas d'âge pour rêver, vivre et écrire ses rêves…
Et un poème graphique pour dire au revoir, un de ceux exposés durant cet événement estival du Cher.

La foule végétale est un texte écrit d’après consigne d’écriture proposée par Laura Vazquez. Il paraît dans le dernier numéro de la revue Miroir.


Ça commence entre chien et loup, ce moment où la lumière s’émousse doucement. L’ombre bleue survient progressivement. Elle envahit d’abord la terre, les arbres. Elle se dessine en nappes, en nébuleuse un peu floue qui recouvre ce qu’il reste à voir. C’est le moment où les yeux se plissent pour distinguer encore quelque chose dans l’obscurité. Pour s’habituer au noir. Elle s’avance à son rythme, s’étend, se répand. Elle repeint. S’éternise. Le paysage se brouille dessous, puis disparaît. Toujours ce mouvement lent, comme ralenti, suspendu, surprend par sa radicalité.
On dit qu’elle tombe mais c’est faux, la nuit noie.
Perle Vallens
C’est chez les frères Coen que j’ai puisé l’extrait de ce 33ème ciné-poème. Su un extrait de Barton Fink, voici chaos.

Toute ressemblance avec un sourire existant serait purement fortuit
Celui qui ignore le mieux provient d’un visage inconnu
ou oublié
Il se dit que l’effacement est le fond commun
que les échoués n’ont pas tous préalablement fait naufrage
Perle Vallens